Des centres distributeurs aux hypermarchés : quelques repères


 

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Ce retour sur la transformation et l’extension des points de vente porte uniquement sur les supérettes, supermarchés et hypermarchés, à l’exclusion donc des centres textiles, chaussures et des « concepts » apparus à la fin des années 1980 (Brico-Leclerc, espaces culturels, parapharmacie…).

 

Remarque préalable : pour la décennie 1960-1970, il est difficile de connaître avec précision l’évolution du nombre total et de la superficie des points de vente E. Leclerc, les différents recensements effectués tant par l’enseigne que par les revues professionnelles ne produisant pas les mêmes résultats. Aussi, pour cette période, les chiffres présentés ici sont ceux estimés les plus probables.

 

1. Des supérettes aux supermarchés (1966-1979)

 

Le point de vente majoritaire devient le supermarché (1966-1971)

     Dès 1966, l’Acdlec encourage les centres existants à s’agrandir et impose aux candidats à l’enseigne E. Leclerc une superficie minimum de 400 m2. Cette nouvelle orientation porte rapidement ses fruits : deux ans plus tard, en 1968, le Mouvement totalise 52 supermarchés. En 1969, année record, 85 supermarchés ouvrent sous l’enseigne Leclerc, mais le désaccord entre Edouard Leclerc et Jean-Pierre Le Roch, qui se radicalise à l’automne, précipite le départ de 69 supermarchés (sur 137) qui adoptent l’enseigne Ex-Office de distribution, futur Intermarché. Au lendemain de la scission, le Mouvement compte donc 68 supermarchés auxquels s’ajoute un  hypermarché ouvert en 1969 et environ 80 centres distributeurs alimentaires (supérettes). Les ouvertures sont nombreuses au lendemain de la scission et en moins de deux ans, le point de vente dominant devient le supermarché (144 super-centres au 31 décembre 1971).

 

1979 : plus de 80 % des points de vente sont des supermarchés

     En 1979, dix ans plus tard, le Mouvement compte 264 points de vente. Le nombre de supermarchés s’élève alors à 213, celui des hypermarchés atteint doucement les 26, tandis que celui des supérettes tombe à 15.

     Au début des années 1970, les épiceries et supérettes, représentatives de l’enseigne dans les années 1960, ont presque disparu et le nouveau visage du Mouvement est bien celui d’un groupement de supermarchés. Il ne faudrait cependant pas en déduire une homogénéité des formats de magasins : quoi de commun, en effet, en termes d’apparence, de situation dans l’espace urbain, d’investissements, de nombre de salariés etc., entre « un » 400 m2 et « un » 2500 m2 ?

 

 

2. Des super- aux hypermarchés (1980-1993)

 

Un supermarché E. Leclerc ouvert par mois en moyenne entre 1979 et 1988

     De 1979 à 1984, l’expansion s’accélère. Les ouvertures se font plus nombreuses que dans la décennie précédente : 23 nouveaux supermarchés en moyenne chaque année, contre un peu plus de 14 entre 1969 et 1979. A partir de 1985, le rythme ralentit considérablement (moins de 5 ouvertures/an entre 1985 et 1988), 1987 est même la première année qui voit le nombre total de supermarchés Leclerc diminuer (de 344 en 1986 à 336 en 1987).

    En 1988, le nombre maximum de supermarchés est atteint avec 349 unités, nombre qui ne fera ensuite que diminuer, à une cadence extrêmement rapide : environ 27 supermarchés en moins par an entre 1988 et 1992 ! Cette diminution ne correspond pas à des fermetures, mais en très grande majorité à des transformations en hypermarché.

 

L’avènement d’un groupement d’hypermarchés (1979-1993)

    Simultanément, entre 1979 et 1993, le rythme des ouvertures d’hypermarchés, qui était en moyenne de 2 par an dans la décennie précédente, s’accélère. Cette accélération se fait en trois temps : de 1979 à 1983, l’enseigne totalise chaque année un peu moins de 9 nouveaux hypermarchés par an, chiffre qui passe à 23 entre 1984 et 1989, et à presque 34 entre 1989 et 1993 ! L’année 1992 est une année record au cours de laquelle 62 hypermarchés E. Leclerc sont inaugurés, soit plus de un par semaine.

    En 1991, pour la première fois, le Mouvement compte davantage d’hypermarchés (291) que de supermarchés (240).

 

 

3. Stabilisation du nombre total de points de vente

     Les années 1980 correspondent à une période de montée en puissance du Mouvement : le parc de magasins (super- et hypermarchés confondus) s'accroît de 265 unités, contre une centaine dans la décennie précédente !

     Au début des années 1990, le nombre total de points de vente se stabilise, oscillant entre 515 et 560 dans les deux décennies suivantes (le Mouvement compte 560 magasins au 31 décembre 2012). Cette stabilisation s’explique en grande partie par une saturation du territoire national en équipements commerciaux.

 

Pour aller plus loin :

Consulter le dossier "des épiceries aux supermarchés"

Feuilleter les albums :

- des épiceries aux supermarchés

- de la diversité à l'uniformisation des vitrines et des devantures

- intantanés du Mouvement en 1986

Des clés pour comprendre
 

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